Une idée à manger
Une idée, un concept, une idée — tant qu’elle reste une idée, ce n’est qu’une abstraction. Si je pouvais manger une idée, j’aurais fait ma révolution. (Un’idea, Giorgio Gaber)
Depuis un mois, je ne fais que penser à cette idée. Jour et nuit. Quel véhicule serait le plus adapté. Comment en faire une œuvre d’art voyageuse. Comment le rendre transformable à l’intérieur et anonyme à l’extérieur. Combien ce petit tour me coûterait. Un mois à me demander si je ne suis pas vraiment devenu fou. Ou si je serais fou de ne pas le faire. Au seuil des 70 ans. À faire des business plans très compliqués. À auditer mon état financier et assurantiel comme je n’en avais jamais fait de ma vie. À en parler avec les gens qui m’aiment, en écoutant leurs avis, leurs perplexités affectueuses, leur enthousiasme. Puis je l’ai vu sur un site d’annonces et j’ai compris que c’était lui. Et j’ai aussi compris que cette chose devait être faite, et que c’est ce que je ferais des 4 prochaines années de ma vie. Et j’ai commencé à manger cette idée.



J’appellerai ce projet Nomad. Parce que ça veut dire la même chose dans toutes les langues européennes. Et aussi parce que ça dit NO MAD : aucun fou, ici (ce qui est, après tout, ce que tous les fous disent d’eux-mêmes).
